Le Commandant ANONG AROGA Christelle Sandra et le Capitaine EPOH MBAPPE Ardant ont représenté les Douanes Camerounaises, du 12 au 15 octobre 2026 à l’Hôtel Sawa de Douala, à un atelier sur les enquêtes criminelles maritimes dans le cadre du Projet Safe Seas for Africa sous le thème : « Renforcer la sécurité maritime en Afrique ».
Organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) et sous financement de l’Union Européenne, cette session avait pour objectif général de renforcer la sécurité et la sûreté maritimes grâce à une approche à deux volets axée sur le renforcement des capacités des institutions chargées de l’application de la loi maritime et l’amélioration des systèmes judiciaires conduisant à la répression efficace et effective des crimes maritimes.
En termes d’objectifs spécifiques, cet atelier visait à doter le Personnel chargé de l’application de la loi maritime des compétences et des connaissances nécessaires pour détecter, interdire et enquêter efficacement sur les crimes maritimes. Il a fourni également une plateforme nécessaire aux agences chargées de l’application de la loi maritime pour renforcer davantage la collaboration inter-institutionnelle en matière d’arrestation, de détention, de remise, d’enquête et de collecte de preuves.

L’atelier de quatre jours comprenait une formation théorique, une séance basée sur des discussions et des mises en situation. Les animateurs ont guidé les participants à travers les échanges et les scénarios.
Le cœur de la formation théorique concernait deux domaines clés : comprendre les cadres juridiques applicables à certains des crimes lez plus graves commis dans l’environnement maritime. Il s’est agi d’examiner l’interaction entre la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et d’autres accords internationaux tels que la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes ou la Convention des Nations Unies pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime. Ce domaine à couvert en particulier l’impact des zones maritimes définies dans la Convention sur le droit de la mer sur la conception et l’exécution des opérations d’intervention maritime, ainsi que les défis impliqués.
L’autre domaine de la formation théorique était de décrire les meilleures pratiques de gestion dans les techniques d’application de la loi pour la collecte et le traitement des preuves au sein d’une chaîne de possession sécurisée, l’identification des personnes suspectes, la détention et le traitement des détenus, la sécurisation des lieux de crimes, l’interrogatoire des suspects et des témoins, le contre-interrogatoire des témoins et des suspects, ainsi que l’obtention d’empreintes digitales ou l’analyse et la contre-analyse de substances.

Cet atelier vient renforcer les acquis des experts camerounais ayant pris part à l’atelier maritime qui s’est tenu à Douala du 05 au 07 juillet 2026. A la fin de l’atelier ce jeudi 15 octobre 2026, il est attendu que les participants aient acquis une meilleure compréhension de éléments suivants : la procédure de sécurisation et de gestion de la scène de crimes maritimes ; les techniques de collecte d’informations pertinentes pour les enquêtes maritimes ; le traitement, l’analyse des preuves provenant de diverses scènes de crimes maritimes ; l’organisation et la préparation des dossiers pour une judiciarisation efficace ; l’évaluation et l’atténuation des risques liés aux enquêtes maritimes ; les techniques de collecte et de préservation des preuves provenant des scènes de crimes maritimes.
Leave A Comment