Numéro vert: 8044
29
Sep

Douala : La communauté maritime s’arme contre le trafic d’espèces sauvages

Face à l’ingéniosité grandissante des réseaux criminels transnationaux, le secteur maritime camerounais muscle sa riposte. L’Hôtel Bano Palace de Douala a abrité, du 21 au 25 septembre 2026, une série d’ateliers intensifs de renforcement des capacités et de sensibilisation dédiés au droit maritime et à la lutte contre le trafic d’espèces sauvages et les crimes connexes en milieu portuaire.

Organisées par le Bureau du Programme Afrique Centrale de TRAFFIC, ces assises s’inscrivent dans le cadre stratégique du projet « Combatting the Facilitators of the Illegal Wildlife Trade in Cameroon (CFWC) ». L’objectif majeur de cette initiative est de verrouiller les voies maritimes nationales, souvent exploitées par les trafiquants pour exporter la biodiversité locale et régionale.

La lutte contre la criminalité environnementale exigeant une approche inclusive, l’événement s’est articulé en deux temps forts. Du 21 au 22 septembre, le premier volet a mobilisé les acteurs du secteur privé, maillons essentiels de la chaîne logistique et du transport maritime. Du 23 au 25 septembre, la seconde session a réuni les agents chargés de l’application de la loi dans les ports, en première ligne face aux flux illicites.

Ces sessions visaient à optimiser l’application du droit maritime, à affiner les techniques de détection et d’enquête sur le trafic de faune et de flore, et surtout, à briser les silos en promouvant une coopération fluide et un partage permanent d’informations entre les secteurs public et privé.

L’expertise douanière au cœur des échanges

Pour garantir la haute technicité de ces ateliers, TRAFFIC, agissant au nom du Programme de l’UICN au Cameroun, a sollicité l’appui de la Direction Générale des Douanes. C’est ainsi que le Docteur Isah Adamu Sheneyeh, Inspecteur Principal des Douanes, a officié en qualité de formateur principal.

Fort de son expertise reconnue, le Dr Sheneyeh a partagé avec les participants des modules pointus axés sur le contrôle douanier, la surveillance du commerce maritime et les subtilités du droit maritime.

Les échanges ont permis de doter les professionnels de terrain d’outils pratiques pour identifier les conteneurs suspects et démanteler les complicités qui facilitent ces crimes financiers et environnementaux connexes.

Dans un contexte où les ports d’Afrique centrale subissent une pression constante, cette double session de Douala marque un tournant essentiel vers une gouvernance portuaire plus hermétique aux trafics illicites.

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