Numéro vert: 8044
07
Sep

Journée de l’Homme en Tenue : La Douane se réunit à la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé

La Journée de l’Homme en Tenue se tient ce jour à la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé. Le Directeur Général des Douanes, ponctuel comme à l’accoutumée, fait partie de l’assistance.

La première partie de la journée est consacrée à une conférence de Mgr Jean Mbarga, Archevêque métropolitain de Yaoundé, sur le thème : « Force d’âme et mission : concilier le métier des armes et la vie de famille ».

L’exposé a porté sur l’équilibre entre l’exercice du métier des armes et la vie familiale des personnes en tenue, ainsi que sur le devoir et l’intégrité qui doivent guider cet exercice. L’intervention s’est articulée autour de deux axes majeurs.

1. Mission et famille

La mission des hommes et femmes en tenue exige l’acceptation du sacrifice ultime, ce qui implique pour leurs familles des absences prolongées et l’angoisse des théâtres d’opérations. Pour mieux vivre ces absences, il importe que chacun soit le premier « psychologue » de sa propre famille, en l’aidant à comprendre le sens de son engagement.

Le commandement moderne a lui-même intégré cette sollicitude : cellules d’accompagnement, soutien psychologique, gestion des mutations — autant de dispositifs destinés à préserver la solidité des foyers, condition du moral sur le terrain.

L’équilibre intérieur et la résilience du personnel en tenue passent aussi par la capacité à rester père, mère ou conjoint attentif malgré la dureté du métier : une véritable marque de maturité psychologique, qui permet de revenir des opérations non seulement physiquement, mais humainement intact.

2. La force d’âme en opération

Sur le terrain, la force d’âme se manifeste par la persévérance face à l’imprévu et par la capacité à subordonner ses intérêts personnels à l’intérêt supérieur de la nation.

Dans le contexte des conflits asymétriques modernes — où la menace peut surgir de n’importe où, y compris de civils ou d’enfants — cette force d’âme est mise à rude épreuve : pression judiciaire et médiatique, jugement de l’opinion publique, attente prolongée sans issue de crise claire, exigence sociétale du « zéro mort ».

Enfin, le retour de mission constitue lui-même une épreuve : redevenir parent, conjoint ou citoyen apaisé après avoir côtoyé le pire est une forme de force d’âme à part entière.

En somme, ce fil conducteur — être soldat et parent, soldat et ami, soldat et croyant, soldat et citoyen ordinaire — est ce qui permet de tenir, dans la durée, l’équilibre entre le devoir et l’humain.

La deuxième partie de la journée est consacrée à la célébration eucharistique *en présence du Ministre délégué à la présidence chargé de la défense*

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