Au lendemain du sacre historique des Lionnes Indomptables (4-0) face au Malawi en finale de la 14ème Edition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football Féminin TotalEnergies Maroc 2026, la réunion hebdomadaire du comité de direction a été présidée ce lundi matin par Hélène Elise ETABA BIKOUN, Chef de la Division du Recouvrement et des Statistiques, en lieu et place du Directeur Général des Douanes empêché, dans le prolongement de la cérémonie de levée des couleurs couplée à la minute du civisme.
Le Cameroun vibre encore au rythme de la victoire éclatante des Lionnes Indomptables (4-0) contre le Malawi en finale de la 14ème Edition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football Féminin TotalEnergies Maroc 2026. Ce triomphe continental n’a pas éclipsé le rituel républicain du début de semaine au sein de l’administration douanière.
A l’esplanade de la Direction Générale des Douanes, la cérémonie de levée des couleurs a été placée sous les ordres de l’Adjudant FUNG Elvis MUA. Le drapeau tricolore étoilé flotte haut. Par la suite, la minute du civisme a été marquée par l’intervention du Docteur ISAH Adamu SHENEYEH, Chargé d’Etudes Assistant à la Division de la Coopération Internationale et des Bases de Taxation. Son exposé a mis un accent particulier sur la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel, un sujet capital pour l’amélioration du climat de travail.

En présentiel dans la salle de conférences de la Direction Générale des Douanes et par visioconférence, les responsables des services centraux et déconcentrés, ainsi que les partenaires SGS et GUCE ont ouvert les échanges sur les sujets stratégiques avec le dédouanement des véhicules au Port de Douala. Il est question d’accélérer les opérations du commerce extérieur, d’optimiser la facilitation des flux et de maximiser la collecte des recettes douanières. Les discussions ont permis d’afficher la détermination de tous les acteurs à traduire ces objectifs en actes concrets. Animés par un élan patriotique, la Douane, la SGS et le GUCE misent désormais sur une concertation permanente pour résoudre les problèmes techniques spécifiques. Cette synergie d’engagements marque un tournant décisif vers une plateforme portuaire de Douala plus compétitive, transparente, performante et tournée vers la satisfaction des intérêts des usagers.
Le téléphone sonne
Le blocage des téléphones portables non dédouanés interviendra dans les prochains jours. La campagne de sensibilisation se poursuit. Le Ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, prescrit l’application stricte des dispositions de la Loi de Finances concernant la collecte numérique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux mobiles, obligeant les opérateurs (MTN, Orange, Camtel) à bloquer l’accès au réseau local aux appareils non dédouanés. Cette mesure, qui cible les terminaux connectés à partir du 1er avril 2026, impose aux utilisateurs de régulariser leur situation en payant des droits et taxes dus auprès des services des douanes.
Le blocage cible exclusivement l’identifiant unique de l’appareil (IMEI) non répertorié sur la plateforme douanière CAMCIS, et non les cartes SIM ou les numéros d’abonnés. Tous les terminaux connectés aux réseaux locaux avant le 1er avril 2026 bénéficient d’une amnistie fiscale totale. Les droits et taxes exigés s’élèvent réglementairement à 33,33 % de la valeur d’usine du téléphone ou de la tablette. La plateforme numérique CAMCIS reste accessible pour permettre aux utilisateurs et aux importateurs de vérifier le statut de conformité de leurs terminaux mobiles ou de régulariser spontanément leur situation fiscale.

Il y a également un intérêt de relever que le communiqué du Ministre des Finances précisait que le blocage des téléphones était tributaire de la mise à niveau des trois sociétés de téléphonie mobile. C’est désormais chose faite. Dédouaner son téléphone portable est un acte civique et patriotique.
Il faut noter que, comme plusieurs autres pays africains, le Niger envisage de dépêcher une mission de benchmarking au Cameroun du 05 au 10 septembre prochain, relativement à la duplication du nouveau mécanisme de dédouanement électronique des téléphones portables. La réforme inclusive des Douanes Camerounaises continue de rayonner au-delà des frontières.
L’importation des boissons sous haute surveillance
Sous la coordination de Samuel Désiré KWEDI, Chef de la Division de la Coopération Internationale et des Bases de Taxation (DGD9), un état des lieux a été fait sur les importations de boissons dans le système CAMCIS entre 2020 et mi-2026. Présenté par Jacques Roméo IKONO (CEA/DGD9), ce rapport met en lumière les performances sectorielles et fixe les nouveaux caps douaniers.

La Direction Générale des Douanes entend accentuer ses efforts autour de trois axes essentiels : une prise en charge rigoureuse des cargaisons de bières, liqueurs, spiritueux, vins, champagnes et jus en vue de maximiser la collecte des recettes douanières ; le renforcement des contrôles aux frontières pour éradiquer les circuits informels et assainir le marché national ; le renforcement de la compétitivité des entreprises brassicoles locales et à garantir la santé des consommateurs face aux produits contrefaits ou de contrebande.
Intiées sur instructions du Directeur Général des Douanes, les séances de travail de mardi et jeudi derniers, entre les centraux (DGD9, DGD2 et DGD10) et les opérationnels, réaffirment la position régalienne de la Douane dans son rôle de bouclier économique et sanitaire.
Plusieurs suggestions sont formulées dans ce sens : respecter la catégorisation des camions en vigueur en fonction du nombre de roues ; respecter les équivalences entre les camions et les conteneurs ; harmoniser la taxation des boissons par palette ; s’agissant des divers, respecter quasiment le même niveau de taxation ; pour ce qui est de prohibitions, exclure de tout chargement les bières Heineken, Guinness et boissons de marque Malta ; les vins, liqueurs, spiritueux et champagnes restent allotis dans les magasins sous douane des bureaux d’entrée pour les formalités obligatoires d’estampillage. La cage doit rester inviolable et inviolée.
Le suivi de la matrice des recommandations
Le comité de direction a suivi le point complet de la mise en œuvre en œuvre des recommandations édictées antérieurement. A l’issue des contributions, l’on note une reprise des exportations de fèves de cacao à destination du Nigéria. Le Secteur des Douanes du Sud-Ouest est appelé à renforcer la vigilance aux frontières pour lutter contre les exportations fictives du cacao.

Un regard attentionné est toujours posé sur les 20 premiers produits pourvoyeurs de recettes douanières. L’analyse sur ces produits sera transmise aux opérationnels pour sa prise en considération lors des réunions de coordination et des séances de travail avec les opérateurs économiques concernés.
Le suivi des marketeurs est renforcé, dans l’optique d’accélérer l’encaissement des restes à recouvrer dus à l’importation des produits pétroliers. Un accent est par ailleurs mis sur le paiement spontané des droits et taxes à la porte dans les Secteurs des Douanes du Littoral I et du Sud-Ouest. Bonne nouvelle : Un mécanisme de paiement sera activé, dans les prochaines heures, à la suite d’une réunion tenue vendredi dernier à Limbé avec la SONARA.
L’étau se resserre sur la contrebande. La Direction Générale des Douanes a pris part mardi dernier à Yaoundé à une séance de travail tenue sous les auspices des Services du Premier Ministre. Il est question de réviser le cadre légal et opérationnel du régime de la vignette sur les produits manufacturés.
Initialement institué par la Loi de Fnances de 2009 (article 14), le régime de la vignette ciblait traditionnellement les tabacs, vins et spiritueux. Cependant, des failles ont permis aux fraudeurs de développer des techniques de fraudes sophistiquées, trompant la vigilance des agents aux frontières. La nouvelle mouture légale devrait corriger ces failles en imposant un système de traçabilité numérique de bout en bout.
Les contributions de la Direction Générale des Douanes, sur les dysfonctionnements observés et le cadre légal relu, seront présentées respectivement lundi prochain au comité de direction par l’Inspection des Services des Douanes et la Division de la Législation.
Le temps du monitoring
Le monitoring des éléments de taxation des marchandises a clos cette réunion hebdomadaire du comité de direction. Porté par la voix de Jean OWONA EFFA de la Division de la Coopération Internationale et des Bases de Taxation, cet exposé a respecté son cadrage habituel sur la période allant du 10 au 16 août 2026 : le nombre de déclarations traitées dans les Secteurs des Douanes ; les cohérences et les dysfonctionnements sur les valeurs des marchandises ; la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.
Le monitoring va plus loin en faisant des suggestions de mesures correctives visant à lutter contre la fraude et la contrebande, appliquer les bases de taxation, affiner la gestion des risques douaniers, renforcer la surveillance douanière sur certaines marchandises et améliorer la mobilisation des recettes douanières.
Les échanges entre les centraux et les opérationnels reflètent l’image d’une équipe soudée et engagée dans la performance, en cette deuxième quinzaine du mois d’août 2026. Au nom du Directeur Général des Douanes empêché, Hélène Elise ETABA BIKOUN souhaite une belle entame de semaine aux gabelles et gabelous.
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